L’objectif de la loi de la moindre résistance

Publié le : 02 janvier 20249 mins de lecture

La loi du moindre effort concerne une vérité qu’on connaît presque tous, par pur bon sens. Elle dit que lorsque quelque chose peut être fait de différentes manières, mais que la meilleure option est toujours celle qui nécessite le moins d’énergie. Pourquoi ? Parce qu’il est plus efficace celui qui amène à atteindre le même résultat en faisant moins d’efforts.

L’effort est un attribut qui donne une plus grande valeur, objective ou subjective, aux projets. Une pierre précieuse a plus de valeur parce qu’elle est plus rare et qu’il faut donc faire un plus grand effort pour la trouver. Un objectif atteint a plus de valeur s’il a nécessité de surmonter de grands obstacles. On peut certainement affirmer que l’effort est une valeur positive et louable.

Cependant, plus d’efforts ne donne pas toujours de meilleurs résultats. Il est possible de faire la comptabilité à la main. Additionnez, faites les restes et tous les calculs manuellement. Cependant, le même objectif peut également être atteint avec un logiciel, en beaucoup moins de temps et avec une plus grande garantie de précision. Dans ce cas, l’effort investi n’est pas proportionnel aux résultats obtenus. En fait, dans le premier cas, il y a eu un gaspillage d’énergie.

La loi du moindre effort ne cherche pas à éliminer la difficulté, ni n’encourage à choisir de ne faire que des tâches simples. Il s’agit plutôt de trouver un moyen de réduire l’effort nécessaire pour atteindre un objectif.

La loi de la moindre résistance

1. Les obstacles

La loi du moindre effort est intimement liée à l’abandon du contrôle et au fait de tout laisser couler. Certains pourraient penser qu’il s’agit d’une approche qui exalte trop une attitude détendue ou insouciante, mais il n’en est rien. C’est une chose de chercher le chemin le plus facile et c’en est une autre d’être négligent ou irresponsable.

En fin de compte, elle invite à adopter une nouvelle attitude face aux obstacles. Les difficultés sont là. On y est confronté dans la plupart des tâches quotidiennes. Parfois, on fait d’énormes efforts et, malgré cela, les choses ne se passent pas comme on le souhaiterait. On se sent accablés par tout ce qu’on a à faire et il en coûte de plus en plus cher de consacrer la volonté à la réalisation des objectifs.

Une attitude obsessionnelle vis-à-vis du travail conduit facilement au stress et, par la suite, à un blocage. C’est alors qu’on lutte entre un refus total de continuer à travailler et une obligation de le faire. On met beaucoup d’énergie émotionnelle dans ce conflit et on se retrouve complètement épuisés, alors que les résultats qu’on obtient ne sont pas les meilleurs.

De là à la frustration constante, il n’y a qu’un pas. Ce qu’on fait n’est pas proportionnel à ce qu’on réalise. On a beaucoup de mal à se concentrer sur les engagements professionnels et on finit par se fatiguer. Il n’en reste pas moins qu’on doit accomplir les devoirs. C’est alors qu’entre en jeu l’un des principes de la loi de la moindre résistance : la productivité ne dépend pas de la quantité d’énergie investie, mais de la clarté et de l’inspiration qui guident les actions.

2. Inspiration et productivité

La loi du moindre effort souligne, tout d’abord, que ce qui est facile doit être jugé comme bon. Elle affirme également que moins est plus et que « bien » suffit. En d’autres termes, les chemins les plus faciles, impliquant le moins d’efforts, sont les meilleurs. De même, il souligne que, parfois, une attitude moins perfectionniste peut conduire à de meilleurs résultats.

Il existe de nombreuses façons de faire les choses, mais on n’en est pas toujours conscient. Parfois, on n’est même pas certain de la méthode qu’on utilise. Peut-être qu’on fait les choses de la manière dont on a vu les autres les faire, ou de la manière dont quelqu’un d’autre a dit de les faire. Mais on ne s’est pas arrêté pour se demander si le chemin qu’on prend est vraiment le meilleur pour atteindre l’objectif.

Selon la loi de la moindre résistance, si on se sent dépassé, bloqué ou fatigué par une activité, on ne doit pas la poursuivre. Le corps et l’esprit crient d’arrêter. On en est arrivé là parce qu’on a accompli des tâches mécaniquement et on en paye le prix. Si on s’arrête un moment, ne faites rien ou prenez une petite pause, on induit un changement de modèle.

Il est temps de faire quelque chose qui recharge. Quelque chose de gratifiant qui permet d’adopter une perspective différente. Il s’agit ensuite de réfléchir à la manière dont on aborde les engagements. Y a-t-il un moyen plus facile de les réaliser ? Y a-t-il des étapes inutiles qu’on peut éliminer ? Réfléchissez à cinq façons différentes de faire la même chose. Évaluez. On se pose des questions. Laissez libre cours à la créativité. Laissez l’inspiration frapper et vous remarquerez qu’on trouvera des moyens plus efficaces et, surtout, plus faciles.

3. L’esprit doit trouver sa voie pour s’écouler

On est d’accord pour dire qu’un esprit fluide est plus efficace et on épargne beaucoup d’efforts. Ce qu’on ne sait pas toujours, c’est comment la laisser couler. Selon les principes de la loi du moindre effort, cinq conditions doivent être réunies pour que cela se produise. Ils sont les suivants :

La résistance obstinée à accepter les situations ne fait que contribuer à vous bloquer. Se plaindre, blâmer les autres et rejeter la réalité sont des formes de résistance. Lorsqu’on surmonte ce refus de changer le schéma, on franchit l’étape décisive pour que l’esprit commence à circuler. Cela facilite l’émergence de l’inspiration, avec toute sa force vitale.

4. La chose la plus importante : le plaisir

Lorsqu’on aime ce qu’on fait, on obtient généralement de meilleurs résultats. Il est évident qu’on fait plus d’efforts pour ce qui attire l’attention et l’intérêt, et cela devient un plaisir de s’y consacrer. Le temps passe vite et on n’a aucun problème à faire un effort supplémentaire pour que tout se passe mieux. L’esprit coule.

Existe-t-il un véritable moyen pour que les engagements deviennent un plaisir ? Il y a toujours moyen de relier une activité à un jeu. Si on doit faire quelque chose d’ennuyeux et de mécanique, comme entrer 500 journaux ennuyeux dans une base de données. Et si on se met au défi ? Par exemple, prendre le temps et se dépasser progressivement.

Selon la science, un moyen d’aider à accomplir ces tâches très fastidieuses consiste à y travailler pendant des périodes de 20 minutes. Après cette période, on doit faire une pause et se reposer. Et ensuite, répéter le cycle. Avez-vous essayé ? Essayez-le et vous verrez que le nombre d’erreurs que vous faites diminuera beaucoup.

En résumé : soyez flexible

Mettre en pratique la loi de l’effort minimum pour que son exécution soit bénéfique requiert une intelligence considérable. Une grande partie de l’activité se déroule dans une dynamique où l’inertie prédomine. En de rares occasions, on se demande si les procédures de routine qui donnent de bons résultats n’ont pas une alternative plus efficace.

Certaines des routines « coûteuses » se transforment en une sorte de camisole de force. Ils conditionnent les actions et, plus important encore, les pensées. Sans s’en rendre compte, on finit par vivre dans des schémas rigides dans lesquels on se sent piégé. C’est là que la loi du moindre effort peut aider à choisir des voies plus constructives et efficaces.

L’aspect important de cette perspective est qu’elle se concentre sur la créativité et le plaisir. On peut également introduire des habitudes qui encouragent à être plus ingénieux et à penser davantage au bien-être. Choisir la voie la plus facile rend meilleurs et permet d’obtenir des résultats beaucoup plus appréciables.

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